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"L'économie est, affirmait récemment Albert Jacquard dans un forum du Soir, une forme de terrorisme". Chaque licenciement, chaque fermeture concrétise pour ceux qui les subissent la violence du capitalisme encore accentuée par la publication des niveaux de rémunération et l'ampleur des parachutes dorés des "top managers". Dès lors, on ne s'étonnera pas que les mobilisations sociales prennent des formes plus déterminées : on à connu chez Boch (La louvière) une occupation d'entreprise et chez Fiat (Bruxelles) une "séquestration" de dirigeants. En France, les cas de "boosnapping" se multiplient - Sony, 3M, Scapa... - avec, dans tous les cas, une volonté de débloquer les relations paritaires qui aboutit à des avancées significatives dans les plans sociaux négociés. Chez Caterpillar Grenoble, la séquestratuion est levée après la reprise du dialogue et...l'engagement de payer les jours grévés " Trois jours payés pour séquestrer le patron, on a fait fort" se réjouit un délégué Chez le fabricant de batteries Fulmen à Auxerre, les travailleurs "invitent" le directeur du site à manifester avec eux en lui "suggérant" de porter un T Shirt marqué du nombre de licenciés dans son entreprise: ce dernier fera part à la presse "de l'humiliation ressentie dans cette situation"... Reste que ces formes d'action semblent pour l'instant non seulement payantes mais soutenues par une partie importante de l'opinion publique ( 45% les jugeant acceptables dans le contexte actuel). |